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Développer la citoyenneté à l’ère du numérique

La gestion des appareils mobiles a-t-elle sa place dans un contexte d’apprentissage à la maison?

L’apprentissage à distance risque-t-il d’accroître les inégalités au sein de la population?

Un plus grand accès à l’information rime-t-il avec une meilleure information?

La gestion des comportements en rencontre virtuelle peut-elle reposer sur les mêmes principes qu’en classe?

L’intégration des technologies est de plus en plus courante dans les écoles du Québec, et promet de le devenir davantage dans un contexte d’enseignement à distance. Outils collaboratifs, plateformes de jeu-questionnaire en ligne, utilisation de médias sociaux à des fins de communication, recherche d’information, outils de création : les possibilités sont nombreuses et permettent de varier et de bonifier les modes d’apprentissage des élèves.

Pourtant, on ne peut nier les défis qu’il soulève. En effet, le temps d’écran, l’anxiété, la désinformation et la présence sur les médias sociaux sont quelques-uns des enjeux actuels. Ceux-ci peuvent être exacerbés dans un contexte où l’élève n’est pas soumis à des règles de classe.

Visionnez la vidéo suivante. Normand Landry, professeur à l’Université TÉLUQ, y aborde l’importance de s’intéresser au potentiel créatif des nouvelles technologies et nous invite à saisir l’occasion de « nourrir le positif » quant au numérique.

Éducation aux médias : Le potentiel créatif du numérique (1 min 44 s)

Normand Landry
Professeur à l’Université TÉLUQ, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éducation aux médias et droits humains et chercheur au CRICIS

D’une posture moralisante à une posture autonomisante

Considérant que le jeune se retrouve la plupart du temps seul devant son appareil, n’est-il pas nécessaire de lui fournir des outils qui lui permettront d’acquérir le pouvoir de réfléchir et d’agir de façon autonome? Il importe aussi que les citoyens actualisent leur potentiel non pas de façon à accomplir des intérêts purement individuels, mais en tenant compte de l’Autre, de la collectivité.

La responsabilité de développer la citoyenneté des jeunes à l’ère du numérique nécessite d’être partagée par tous les acteurs scolaires. De par la nature des enjeux que le numérique soulève, il ne serait pas suffisant de limiter son rayonnement à un seul domaine de formation ou à une seule matière. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si elle se retrouve au cœur du cadre de référence de la compétence numérique.

À la demande du Ministère dans le cadre du Plan d’action numérique, le Groupe de recherche interuniversitaire sur l’intégration pédagogique des technologies (GRIIPTIC Ouvrir dans une nouvelle fenêtre) a élaboré un Cadre de référence de la compétence numérique Ouvrir dans une nouvelle fenêtre interordre s’appliquant autant aux apprenants qu’aux pédagogues.

Après avoir examiné 70 référentiels en provenance de 17 pays, le GRIIPTIC a fait de la dimension « Agir en citoyen éthique à l’ère du numérique » (section 1 du document) le cœur et la dimension première de ce cadre.

Image. Cadre de référence de la compétence numérique (Gouvernement du Québec)

Source : Ministère de l’Éducation et ministère de l’Enseignement supérieur. (2020). Cadre de référence de la compétence numérique. Québec, QC : Gouvernement du Québec. Repéré à http://www.education.gouv.qc.ca/dossiers-thematiques/plan-daction-numerique/cadre-de-reference/ Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

Au terme de cette section, vous aurez exploré les avantages de passer d’une posture moralisante à une posture autonomisante pour l’élève. Vous saurez comment intégrer la réflexion éthique à vos activités d’enseignement pour amener l’élève à réfléchir aux enjeux du numérique, tels que la communication en ligne, l’éducation aux médias et le temps d’écran. L’objectif : miser sur le développement de l’autonomie de nos futurs citoyens!

Modifié le: jeudi, 10 septembre 2020, 11:36
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