Passer au contenu principal

Soutenir sur le plan socioaffectif

« Je suis tellement angoissée par mon examen de demain… Je sens que je vais le couler… »

Étudiant ayant l’air un peu découragé

Sur le plan socioaffectif, il convient d’être sensible aux expériences, croyances, valeurs des étudiants ainsi qu’aux émotions et sentiments qu’ils ressentent, qui peuvent se traduire par des attitudes diverses à l’égard du travail proposé, et de favoriser les contacts entre étudiants et enseignants ou entre pairs pour permettre l’émergence de nouveaux comportements. Il s’agit ainsi, tout en conservant une relation professionnelle, de chercher à connaître les étudiants et de les considérer dans leur individualité.

Il est pertinent de prendre des nouvelles des étudiants en demandant où ils se situent dans leur parcours d’apprentissage. Il est possible qu’à certains moments, un étudiant se sente découragé ou seul. Peut-être aura-t-il la perception de ne plus savoir par quel bout commencer ou de ne pas voir comment avancer. Il faut alors le guider, l’encourager, le rassurer, lui proposer des pistes de solution, des outils et des ressources qui correspondent à ses besoins. Bref, lui rappeler qu’il n’est pas seul, malgré la distance.

De même, en cas de non-remise d’un exercice ou d’une évaluation, il semble pertinent de contacter l’étudiant concerné. On peut alors vérifier ce qu’il se passe, si la personne est bien disposée à apprendre et à poursuivre. Parfois, communiquer avec l’étudiant par les applications qu’il a à portée de main sur son téléphone intelligent (messagerie instantanée, visioconférence) peut aider à créer un sentiment de proximité et renforcer les liens.

Les interactions ou le travail en groupe peuvent également contribuer à rompre l’isolement, voire à créer un sentiment d’appartenance et une dynamique de groupe. Au-delà d’une activité brise-glace, il peut être intéressant de demander au groupe de se définir lui-même (se donner un nom, une devise, un symbole, un mode de fonctionnement, des outils de travail, etc.). Cela favorise les liens entre les étudiants et le sentiment d’appartenance. Il importe cependant de soutenir le groupe pour lui permettre d’aller au-delà de cette première activité en s’assurant qu’il partage un but commun et en intervenant en cas de différend.

Il peut être judicieux d’encourager l’entraide entre les étudiants en leur proposant des moyens de communication adéquats, tels que les forums, ou en constituant des paires d’étudiants pouvant communiquer par les moyens de leur choix. Si la mise en œuvre de travaux en groupe et les rencontres par classes virtuelles peuvent favoriser le sentiment de présence et d’appartenance à un groupe, cela ne remplace en aucun cas les interactions avec l’enseignant, chargé d’encadrement ou tuteur responsable de la formation. De telles interactions sont très importantes pour l’étudiant.

Enfin, il convient de prendre en compte les émotions et les sentiments des étudiants concernant les activités à réaliser. Un étudiant auquel on demande un travail qu’il n’a jamais appris à faire risque de le trouver difficile, d’être stressé, de mal le faire et de finir frustré et découragé. Il est donc important :

  • de s’assurer que l’étudiant est en mesure de réaliser ce qui lui est demandé;
  • et qu’il n’a pas d’à priori négatifs sur ce qui est demandé.

Au besoin, on doit déconstruire ces à priori ou cette impression qu’il manque de compétences. Mettre l’étudiant en confiance l’amène à avancer plus sereinement.

Afin de connaître ces à priori avant que des difficultés ne surviennent ou que l’on se rende compte qu’un travail n’a pas été rendu, il peut être intéressant de sonder les étudiants au début d’un cours ou d’une activité. Par exemple, il peut s’agir de décrire l’activité aux étudiants, puis de leur demander s’ils se sentent ou non à l’aise pour faire cela, s’ils aiment ou pas cette activité. On peut aussi leur proposer de choisir parmi différentes activités menant à des apprentissages similaires.

Conseils pratiques

Dans la capsule ci-dessous, le professeur Serge Gérin-Lajoie fournit des conseils sur le soutien socioaffectif.

Témoignages

Dans les témoignages ci-dessous, vous verrez que divers éléments, tels que l’empathie, l’adaptation des horaires ou la familiarisation avec les technologies, peuvent contribuer à soutenir les étudiants sur le plan socioaffectif.

Modifié le: jeudi, 28 mai 2020, 09:22
Retour au sommet de la page.